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Ma Braise

Certificat de ramonage : ce qu’il doit porter pour valoir

C’est le seul papier de tout ce métier qui se retourne contre son détenteur quand il est mal fait, et personne ne le relit avant le jour où il faut le produire.

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La règle a changé, et beaucoup de pages l’ignorent encore

Le Décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, relatif à l'entretien des foyers et appareils de chauffage, de cuisine et de production d'eau chaude à combustion et au ramonage des conduits de fumée, est en vigueur depuis le 1er octobre 2023. Il unifie les règles au niveau national et remplace les dispositions équivalentes des règlements sanitaires départementaux.

Concrètement : si vous lisez une page qui explique que « dans votre département c’est deux fois par an », elle décrit l’état du droit avant octobre 2023. Ce n’est pas forcément faux pour votre situation, mais ce n’est plus là que la règle se trouve.

Ce que le texte dit, mot pour mot

Quatre passages suffisent à répondre à presque toutes les questions qu’on se pose sur ce sujet.

La fréquence

« Le ramonage des conduits de fumées et des tuyaux de raccordement est effectué au moins tous les douze mois. »

Au moins. C'est un plancher national, et votre contrat d'assurance peut exiger davantage sans être en contradiction avec lui.

Qui peut le faire

« Le ramonage et l'entretien sont effectués par une personne qualifiée professionnellement conformément aux dispositions de l'article L. 121-1 du code de l'artisanat. »

Un ramonage fait soi-même, à la bûche chimique ou par un intervenant sans qualification, ne produit pas l'attestation que le texte prévoit.

Ce que l'attestation doit porter

« L'attestation de ramonage précise notamment le ou les conduits de fumée ramonés et atteste notamment de la vacuité du conduit sur toute sa longueur. »

Deux exigences, et c'est la seconde que les documents bâclés oublient. Un papier qui dit « ramonage effectué » sans attester de la vacuité sur toute la longueur ne dit pas ce que le texte lui demande de dire.

Les installations collectives

« Le ramonage des conduits de fumée est effectué au moins tous les six mois, dont une fois pendant la période de chauffe. »

Régime distinct. Si votre appareil est raccordé à un conduit collectif, ce n'est pas la règle des douze mois qui s'applique.

Relisez celui que vous avez

Sortez votre dernière attestation et vérifiez ces quatre lignes. C’est deux minutes maintenant, ou une discussion pénible après un sinistre.

  1. 1. Le ou les conduits ramonés, désignés

    Le texte le demande explicitement. Dans un logement qui a plusieurs conduits, une attestation qui ne dit pas lequel a été ramoné n'atteste de rien pour les autres.

  2. 2. La vacuité du conduit sur toute sa longueur

    C'est la phrase qui distingue une attestation d'un reçu. Elle affirme que le conduit est dégagé d'un bout à l'autre, et c'est précisément ce qu'un assureur cherche après un feu de conduit.

  3. 3. La date de l'intervention

    Elle fait courir les douze mois. Une attestation non datée ne permet pas d'établir qu'on était dans les temps, ce qui est la seule chose qu'elle sert à établir.

  4. 4. L'identité et la qualification de l'intervenant

    Le décret renvoie à la qualification professionnelle. Un nom d'entreprise sans numéro d'immatriculation laisse la qualification invérifiable, et elle se vérifie en une minute.

La ligne que les documents bâclés oublient

La vacuité du conduit sur toute sa longueur.C’est la phrase qui distingue une attestation d’un reçu. Elle affirme que le conduit est dégagé d’un bout à l’autre, et c’est précisément ce qu’un assureur cherche après un feu de conduit. Un papier qui dit « ramonage effectué » et rien de plus vous a fait payer une intervention sans vous donner ce qu’elle devait produire.

Deux mentions que le texte n’exige pas et qui valent de l’or

La méthode employée
Ramonage mécanique par hérisson, du haut ou du bas. Ce n'est pas exigé par le texte, et c'est ce qui permet plus tard de savoir ce qui a réellement été fait.
Les observations sur l'état du conduit
Un dépôt anormal, un défaut de tirage, une pièce fatiguée. Un professionnel qui note ce qu'il voit vous donne un historique ; un professionnel qui ne note jamais rien vous donne une pile de papiers identiques.

Le jour où on vous le remet

Le certificat est la seule trace écrite d’une prestation qui ne laisse rien voir : le conduit ramoné ressemble au conduit avant ramonage. Le relire au moment où on le reçoit, avant que l’intervenant reparte, est le geste le plus utile de toute la visite. Il peut alors préciser le conduit, ajouter une observation ou corriger l’adresse sans difficulté ; une fois parti, la correction demande un échange de courriers que personne n’a envie d’écrire.

Si l’accès n’a permis de ramoner qu’une partie du conduit, par exemple faute d’accès en toiture, le document honnête le dit. Un certificat qui atteste la vacuité alors qu’une partie n’a pas été atteinte est plus dangereux qu’un certificat qui signale la limite, parce qu’il vous fait croire à une protection que vous n’avez pas. Si le professionnel refuse d’attester la vacuité, demandez-lui pourquoi : la réponse vous apprend souvent quelque chose d’important sur l’état de votre conduit.

Les observations ne sont pas une mauvaise nouvelle à cacher. Elles datent le constat et montrent que vous avez été informé, ce qui compte si un problème survient plus tard. Une case « aucune anomalie » cochée par réflexe ne protège personne. Un document sans identité claire, ou rédigé par vous-même, ne remplit pas ce rôle, comme l’explique l’article sur le kit et la bûche de ramonage.

Le texte ne fixe pas de durée de conservation dans les extraits relevés ici. La prudence consiste à garder tous les certificats tant que vous occupez le logement, à en faire une photo le jour même, et à les transmettre en cas de vente ou de location. Qui doit faire ramoner, et ce qui change pour un locataire ou un vendeur, est détaillé dans l’article sur l’obligation.

Facture ou attestation : un papier, ou deux

Une facture prouve qu’une prestation a été vendue et payée, à une date, par une entreprise identifiée. Une ligne « ramonage » sur une facture dit qu’un ramonage a été facturé. Elle ne dit pas quel conduit a été ramoné, ni dans quel état il a été laissé, ni ce que le professionnel a constaté.

Certains professionnels remettent une facture et une attestation distinctes, d’autres réunissent les deux sur un même document. Ce qui compte n’est pas le nombre de feuilles, c’est la présence des mentions de l’attestation. Une facture qui désigne le conduit et atteste de sa vacuité sur toute la longueur peut servir d’attestation. Une facture qui se limite à « ramonage effectué » ne le peut pas.

Le certificat ne couvre pas non plus l’appareil. Son nettoyage interne, ses réglages et ses pièces d’usure relèvent de l’entretien, avec son propre document : un certificat de ramonage ne prouve pas que le poêle a été entretenu.

Quatre choses qu’on lit partout

« Au-delà de 2,5 tonnes de granulés, un second ramonage est obligatoire »
Ce seuil, comme celui de 6 m³ de bois, circule sur de nombreux sites. Il ne figure pas dans le texte du décret, qui s'en tient à « au moins tous les douze mois ». Cela ne veut pas dire qu'un second passage soit inutile sur un gros consommateur, au contraire. Cela veut dire qu'avant de le présenter comme une obligation légale, il faut demander sur quel texte il s'appuie.
« Le règlement sanitaire de mon département impose deux ramonages »
C'était la règle avant. Le décret de 2023 unifie au niveau national et remplace les dispositions équivalentes des règlements sanitaires départementaux. Une page qui raisonne encore département par département décrit l'état antérieur au 1er octobre 2023.
« Une bûche de ramonage suffit »
Elle agit chimiquement sur les dépôts et ne retire rien mécaniquement. Surtout, elle ne produit pas l'attestation d'une personne qualifiée, qui est le seul document que votre assureur pourra lire.
« Un poêle à granulés n'a pas besoin de ramonage, ça brûle propre »
Le décret vise les appareils à combustion sans distinguer le combustible. Les granulés produisent moins de créosote que le bois bûche et produisent des cendres fines qui encrassent l'échangeur et le conduit autrement, pas moins.

Pourquoi ce site détaille ce que doit porter un certificat

Presque tout ce qui s’écrit sur le certificat de ramonage est publié par des entreprises qui ramonent. Ce n’est pas une raison de s’en méfier, elles connaissent le métier mieux que personne. Mais aucune n’a intérêt à vous expliquer que l’attestation qu’elle vient de vous remettre est incomplète, ni que le seuil qu’elle invoque pour un second passage ne figure pas dans le décret.

Ma Braise n’établit aucun certificat : il peut donc vous apprendre à le lire avant de le recevoir, quel que soit le professionnel qui le signe.

Ce que couvre un ramonage de poêle à granulés est sur le ramonage, ce que comprend l’entretien annuel de l’appareil, qui est autre chose, est sur l’entretien, et ce que coûtent les deux est sur le prix d’un entretien.

Faire ramoner avec un certificat complet

Décrivez l’appareil et le conduit : votre demande part chez un professionnel qualifié du chauffage au granulé, qui vous rappelle et vous remet un devis écrit. Gratuit et sans engagement.

Ma Braise transmet votre demande à un professionnel partenaire qualifié du chauffage au granulé, qui établit le devis.